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IDEF 2009 : les distributeurs de jeu vidéo
A l'occasion de l'IDEF, le JDLI a interviewé les principaux distributeurs de jeu vidéo…

Fnac : évolution du rayon jeu vidéo

Acteur historique de la distribution de jeux vidéo, la Fnac négocie actuellement un tournant puisque la chaîne ouvre désormais ses magasins aux titres d’occasion. Fabien Sfez, Directeur général France de la Fnac, revient pour nous sur le positionnement de la chaîne sur le marché du jeu vidéo et ses ambitions pour l’avenir.

Vous lancez l’occasion jeux vidéo en magasins. Pourquoi aujourd’hui ?

Fabien Sfez, Directeur général France de la Fnac.
C’est une réflexion que l’on mène depuis plusieurs années et qui s’intègre dans la stratégie globale de refonte des espaces jeux vidéo. Il nous fallait d’abord finaliser le réaménagement de ces espaces débuté en 2007, afin d’accueillir une offre d’occasion complètement intégrée à notre concept de magasin. De même pour notre site fnac.com après une refonte du back office et le déploiement d’outils innovants, nous venons de lancer avec la marketplace une offre d’occasion.

Comment les jeux d’occasion sont-ils présentés dans les linéaires ?

L’offre d’occasion est complètement intégrée à notre offre courante. Les jeux d’occasion comportent un sticker « Okaz » qui permet de les différencier dans les rayons. Aujourd’hui, un joueur sur PlayStation 3, Nintendo DS… retrouvera les deux offres côte à côte sur le même linéaire.

Quelle part le jeu vidéo représente-t-il dans l’activité de la Fnac ? Comment cette part évolue-t-elle ?

Le jeu vidéo représente environ 8 % du chiffre d’affaires de la Fnac, consoles et jeux compris. Cette activité est en pleine croissance. Notre stratégie est de poursuivre les aménagements de nos rayons en magasins ainsi que les animations évènementielles qui rencontrent un grand succès auprès de nos clients. De plus, nous avons lancé cette année le jeu vidéo d’occasion en magasin et via notre marketplace sur fnac.com.

Quelle est la valeur ajoutée de la Fnac dans le domaine du jeu vidéo ?

La Fnac est aujourd’hui un des acteurs majeurs dans le secteur des loisirs interactifs pour plusieurs raisons. Tout d’abord la richesse et la diversité de notre catalogue, qui comprend plus de 2 000 références en consoles, jeux vidéo et accessoires. Vient ensuite l’expertise de nos vendeurs, que l’on retrouve également sur les fiches produits de fnac.com ainsi que l’organisation d’évènements en magasin autour des loisirs interactifs (plus de 1200 en 2008). Enfin, l’aménagement de zones tests par type de consoles dans chaque magasin est également important. Nous avons aujourd’hui un savoir faire unique en terme d’animation, avec par exemple les différents Trophées Fnac du jeu vidéo qui ont rassemblé en 2008 plus de 30 000 personnes. La Fnac est un lieu où les joueurs viennent partager leur passion du jeu vidéo entre eux ou en famille.

Le phénomène de concentration du chiffre d’affaires en jeu vidéo sur quelques titres est-il supérieur à ce que l’on observe dans d’autres secteurs ?

Nous ne pouvons pas vraiment faire de comparaison avec les autres secteurs car les habitudes de consommation ne sont pas les mêmes qu’en littérature, musique ou vidéo… Le phénomène de concentration est effectivement très important sur le jeu vidéo dû principalement à la fidélité des joueurs à un jeu. Néanmoins, la largeur d’offre de la Fnac et plus particulièrement l’important travail réalisé sur le fond de catalogue nous permet de répondre aux attentes de tous nos clients tout au long de l’année.

Le disque, la vidéo se sont écroulés. Pourquoi le marché du jeu vidéo se maintient-il ? Comment éviter de suivre le même chemin ?

Le jeu vidéo ne subit pas la pression du téléchargement illégal de la même manière que le disque ou la vidéo et ceci pour différentes raisons. Tout d’abord, les joueurs restent très attachés à l’objet physique, ensuite les jeux sont vendus au même prix en téléchargement, il est impossible de revendre un jeu téléchargé et enfin les joueurs restent prudents sur les problèmes techniques. Néanmoins, nous restons très attentifs à ce qui se passe sur le marché. Nous travaillons avec les éditeurs sur le positionnement prix des jeux vidéo qui doit évoluer afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs que sur le disque et la vidéo.

La crise économique a-t-elle un impact sur l’industrie du jeu vidéo ?

En début d’année 2009, le jeu vidéo a été impacté d’une part par des arbitrages de consommation de produits culturels et d’autre part par un calendrier de sorties qui concentre l’arrivée des titres les plus importants sur le quatrième trimestre. Le marché devrait donc rebondir en fin d’année et regagner énormément en dynamisme.

Quelles évolutions seraient souhaitables pour le classement PEGI ?

Nous sommes très vigilants sur le sujet. Il est très important pour nous de bien informer notre clientèle sur les jeux violents.

Dans le contexte de la dématérialisation, quel rôle va-t-il rester à la distribution ?

Ce marché n’est pas encore arrivé à maturité mais nous sommes très attentifs aux différents modèles économiques qu’il pourra prendre. Nous avons une stratégie multi-canal. Nous sommes présents aujourd’hui sur le marché de l’offre physique à travers nos magasins et notre site Internet ainsi que sur la vente dématérialisé via Fnac.com.


Marketplace, nouveau service de la Fnac

La Fnac vient de lancer le Marketplace. Dix ans après la création de fnac.com, le groupe ajoute une nouvelle dimension au site de vente en l’ouvrant aux vendeurs professionnels ou particuliers, qui peuvent y proposer leurs produits neufs ou d’occasion. Le principe est de mettre en relation clients de la Fnac et vendeurs, tout en profitant des garanties du groupe pour les transactions. Le marketplace est ouvert aux produits que l’on trouve traditionnellement à la Fnac (livres, CD/DVD, accessoires hi-tech), mais aussi prochainement aux instruments de musique, aux partitions et autres jeux, jouets ou goodies. La Fnac annonçait en mai un objectif de 40 000 produits jeux vidéo en occasion. Le site était ouvert aux professionnels en mai dernier, il le sera aux particuliers dès septembre.

30 ans de jeux vidéo à la Fnac

Dès la fin des années 70, la Fnac a été précurseur en proposant les premières consoles de salons et jeux associés.

Au début des années 80 arrivent, dans le même rayon, les premiers ordinateurs familiaux de type Commodore, Sinclair… et une série de logiciels de jeu.

En 1986, la Fnac crée dans tous ses magasins un espace spécifique « Logithèque » où est rassemblé l’ensemble de l’offre jeu vidéo et logiciels.

En 2007, refonte des rayons jeux vidéo et création d’espaces plus conviviaux. Désormais, le jeu vidéo et les logiciels ne sont plus sur la même surface de vente. Ces espaces gaming mettent en scène de manière originale et conviviale l’ensemble des références en jeux vidéo, consoles, accessoires et des « Zones Tests » permettent aux visiteurs d’assister à des démonstrations et de tester des jeux.

Mars 2009, développement de nombreux outils sur fnac.com à destination des communautés de gamers : vidéos présentant les nouveautés, des « trucs & astuces », les avis des internautes sur les jeux, les résultats des tests réalisés par les experts Fnac….

Avril 2009, la Fnac lance au sein de sept magasins le jeu vidéo d’occasion.
Septembre 2009, déploiement sur les 80 magasins en France du jeu vidéo d’occasion et mise en place d’un programme de fidélisation spécifique.


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Posté le 24-07-2009 à 13:10
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